Mon accouchement

Vendredi 15 juin 2018Hôpital de Pontoise ; 9h du matin.

Ma maman m’a accompagnée passer mon monitoring. Je suis angoissée, nerveuse et au bord de la crise de nerf. Cela fait une semaine que mon fils ne bouge plus du tout et personne ne me prend au sérieux. Comme à chaque fois, mon monitoring est nickel. Le rythme cardiaque est superbe, sans aucune diminution ! Je suis à deux doigts de craquer quand la chef de service m’annonce mon déclenchement. Une infirmière m’accompagne en bas (au urgence) et je suis prise en charge par une aide soignante. Actuellement à 37+2j de grossesse –soit le tout début des neuf mois-.

Installée en chambre, la sage-femme m’explique le déroulement de la journée. À 10h25 elle installe le premier produit de déclenchement, le tampon. Je suis immédiatement mise sous monitoring (pour surveiller le coeur de bébé) et je dois attendre deux heures ! Les premières contraction sont bien la, mais en bas, ça refuse de s’ouvrir. Mon col ne bouge pas d’un millimètre. Il reste fermé, long et tonique. Elle me refait un monitoring avant que j’ailles dormir, tout est toujours nickel pour Mathéo.

Samedi 16 juin 2018Salle d’accouchement

Le tampon n’a pas été efficace, mes contractions ne travaille pas suffisamment mon col. La sage-femme vient alors me poser le premier gel. S’en suit un monitoring de deux heures ! Les contractions sont insupportable, je pleurs de douleur et je sers les dents pour pas hurler à la mort… On me libère vers 16h, je marche dans le centre hospitalisée pour faire travailler le col, descendre Mathéo et penser à autre chose. Je reviens en chambre au alentour de 18h. Vérification du col : ouvert en extérieur à 1 ! À 20h la sage-femme de nuit vient me poser le second gel, rebelote, monitoring de deux heures. Le coeur est toujours bien actif, pas de ralentissement à signaler.

Au alentour de 22h je craque et demande la pose de ma péridurale. L’interne en anesthésie arrive dans ma chambre à plus de minuit passé. Je suis restée recroquevillée sur moi-même tant la douleur m’était insupportable. Elle me demande comment je me sens, appelle la sage-femme et entame la pose. En même temps, le dernier produit de déclenchement arrive, l’ocytocine. Ma péridurale en place (il est actuellement 1h30) on me met le monitoring qui ne me quittera plus jusqu’à l’arrivé de Mathéo. Les premières gouttes de produit passe dans ma perfusion.

Dimanche 17 juin 2018Salle d’accouchement/Bloc opératoire

Vers 2h du matin, les premiers signe de ralentissement cardiaque pour Mathéo, une chute de tension énorme pour moi. La sage-femme reste dans ma chambre, change mes positions, chercher à capter le coeur, rien. 2h30, la gynécologue débarque dans ma chambre avec son interne et l’appareil d’échographie. L’interne commence l’examen, il est congédier par sa supérieur qui prend le relais : Mathéo ne bouge plus et ne montre plus de signe respiratoire. La décision est prise à 3h du matin, la césarienne d’urgence est mise sur la table. Deux anesthésistes viennent dans ma chambre, j’ai reçut trois doses de produit en même temps ! Je ne sens plus mon corps et je fond en larme à cause du stress. La délivrance à lieu, mon fils à vu le jour à 3h20 du matin.

Bien évidemment, pendant la césarienne j’ai pu entendre tout ce qui se disait autour de moi. Outre mon interne mignon qui est parti en weekend avec sa copine, et le mec qui crache ses poumons à deux centimètres de mon visage, je les entends. Le cordon ombilical de mon fils était enroulé autour de son cou, le placenta était souillé de méconium (première selle d’un nourrisson) et sa défaillance cardiaque est toujours présente. Mon accouchement à faillit tuer mon fils, mais mon instinct maternel savait que je devais me battre. Si je n’avais pas insisté, il serait mort.

Aby ⊗

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